Estelle Ondo : « Jusqu’à ce jour je suis 5ème vice-présidente de l’Union Nationale »

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C’est à la faveur d’une cérémonie organisé par les associations «Ensemble pour un Gabon nouveau» (EGN) et Casa, le samedi 5 novembre dernier à la chambre de commerce de Libreville, que le nouveau ministre de l’Economie forestière, de la Pêche et de l’Environnement chargé de la Protection et de la gestion durable des Ecosystèmes, Estelle Ondo, se réclamant toujours vice-présidente de l’Union Nationale,  a remercié les populations d’Oyem pour leur soutien lors de l’annonce de sa nomination.

C’est avec la forte présence de plusieurs agents des forces de l’ordre, que la cérémonie organisée par deux associations du septentrion, en l’honneur d’Estelle Ondo s’est ouverte.  Elle a vu entre autre la participation de l’ancien sénateur du parti démocratique gabonais (PDG) du 1er arrondissement de la commune d’Oyem, François Owono Nguema et du président du mouvement Panafricain le Citoyen Conscient, Ghislain Ledoux Mbovoue Edou.

Ouvrant la cérémonie, Mba Mve Jean Claude représentant des jeunes a félicité le ministre Estelle Ondo pour sa nomination, et a réaffirmé « l’attachement indéfectible des jeunes d’Oyem à son égard », il a par ailleurs soumis quelques doléances pour améliorer les conditions de vie des populations de cette localité qui sont souvent laissés pour compte, il a ensuite conclu son intervention par la remise un présent à la ministre au nom de la jeunesse d’Oyem en particulier et du Woleu-Ntem en général.

Le tour est revenu à la représentante des femmes, Anastasie Bilogho, qui comme le précédent intervenant, a dit toute sa fierté et celle des femmes d’Oyem pour sa nomination au prestigieux poste de ministre de ministre de l’Economie forestière. Après un bref rappel des liens de parenté qui unissent le nouveau ministre et lui, l’ancien Sénateur Owono Nguema, doyen d’Oyem s’exprimant au nom des notables a réaffirmé son soutien à la «très valeureuse fille d’Oyem», il a évoqué la sagesse dont a fait preuve le nouveau ministre en acceptant la main tendu d’Ali Bongo Ondimba, cela pour privilégier l’intérêt supérieur de la nation, malgré les réprobations de son parti l’Union Nationale. Il a en outre présenté le nouveau de ministre de l’Economie forestière, de la Pêche et de l’Environnement chargé de la Protection et de la gestion durable des Ecosystèmes comme étant la « représentante d’Oyem » au sein du gouvernement de la République.

Enfin, l’heureuse nouvelle ministre, a ouvert son propos en remerciant tout d’abord les populations d’Oyem pour leur soutien « il m’est particulièrement agréable de m’exprimer devant vous en tant que ressortissante d’Oyem », a-t-elle affirmé, évoquant en substance le litige l’opposant à son parti suite à sa nomination, « vous avez, il y a quelques jours fait une sortie pour vous opposer à mon exclusion du parti, ce soutien et cette solidarité m’ont touché et à vos titres et qualités soyez en remerciés ».

Elle a d’ailleurs tenu à remercier les responsables de l’Union Nationale, parti auquel elle dit toujours appartenir, « je voudrais également témoigner toute ma reconnaissance au responsable de l’Union Nationale mon parti, notamment son président Zacharie Myboto, ses vice-président Casimir Oye Mba, Paulette Missambo, Jean Pierre Rougou, Raphael Bendega Lendoye, Mike Jocktan ».

Pour couper court à la cabale dont elle fait l’objet depuis sa nomination, elle a tenu à justifier son positionnement, « je suis consciente que cette position que j’occupe depuis quelque temps fait de moi une personnalité incomprise par de nombreux compatriotes, surtout de l’Union Nationale mon parti. Jusqu’à ce jour je suis 5ème vice-présidente de l’Union Nationale, comme vous pouvez l’imaginer tous cette position me vaut depuis quelques jours des attaques, mais je pense que le temps nous donnera raison » a-t-elle souligné.

Elle a reconnu en outre que le climat socio-politique du pays reste instable, « la situation actuelle de notre pays est marqué par une crise profonde née de l’élection présidentielle de 2016, on déplore des morts, des emprisonnements, notre pays est aujourd’hui divisé en camps retranchés », réaffirmant que le dialogue était la meilleur voie de sortie de crise « nous devons nous rassembler, nous devons nous asseoir, nous devons parler ensemble, nous devons taire nos différences, c’est en parlant ensemble que nous pouvons régler ce qui bloque dans notre pays et c’est ce choix que j’ai fait

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