Dialogue national : le Premier ministre entame les consultations officielles

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Comme annoncé devant les députés lors de la déclaration de son programme de politique générale, le Premier ministre, chef du gouvernement, Franck  Emmanuel Issoze-Ngondet a débuté ce lundi 14 novembre, les consultations officielles avec la classe politique en vue de mettre en place les modalités du dialogue national souhaité par Ali Bongo Ondimba.

Ce dialogue national prôné par la majorité a été accepté par certains membres de l’opposition, d’autres par contre l’ont conditionné. De nombreuses réactions se font entendre, entre la majorité confiante et l’opposition sereine, les jeux sont ouverts.

Samedi dernier, Gérard Ella Nguema a pris position « il faut qu’on parle » a t-il affirmé. Les ténors du camp Ping aussi ne sont pas en reste, en effet, Maître Louis Gaston Mayila n’ira au dialogue que « sous l’égide d’une  institution internationale » précisait-il depuis Paris.

De  source digne de foi, le vice président de l’Union nationale Casimir Oyé Mba est favorable à cette démarche initiée par Ali Bongo il l’a d’ailleurs dit, lors du Conseil national organisé par son parti à la Chambre de commerce de Libreville, le samedi 22 octobre 2016 « mais le parti étant contre, lui aussi n’ira pas » nous a confié un de ses proches. Une démarche logique qu’auraient dû suivre Mike Jocktane et Estelle Ondo qui ont accepté la main tendue sans savoir au préalable quelle était la position du parti.

C’est également le cas de René Ndemezo’o Obiang désavoué par son parti Démocratie Nouvelle (DN).

Par contre, le président du Bloc démocratique chrétien (BDC) n’est pas allé de main morte, Guy Christian Mavioga a affirmé « Discuter avec les 0% qui dansent au rythme du ventre, c’est bien mais dialoguer avec les 47% qui s’opposent à nous, c’est encore mieux », lors d’une de ses sorties. Une situation assez complexe quand on sait que le lien social entre les gabonais s’effrite chaque jour un peu plus.

En marge de tout ce brouhaha,  Abel Mbombe Nzondou s’est exprimé lors de sa conférence de presse tenue le samedi 12 novembre. Il veut privilégier la voie démocratique et estime donc qu’«il faut donner l’opportunité au peuple gabonais de se prononcer par voie référendaire ». Le candidat à la dernière élection présidentielle veut impliquer le peuple dans son entièreté et non pas des politiques qui ne sont pas nécessairement représentatifs de la population gabonaise au nom de laquelle ils entendent dialoguer. Il serait temps pour le Gabon de fédérer à travers une démocratie participative, système dans lequel le peuple est au coeur de la décision politique.

Tant de réactions que le Premier ministre tentera de consolider afin d’apaiser les tensions sociopolitiques qui perdurent depuis le 31 août dernier. Nous y reviendrons.

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