Détention de Remanda Ndinga : inquiétude et appel à la clémence d’Ali Bongo

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Ce jeudi 13 Octobre 2016, au domicile familial sis à Toulon, à l’occasion d’un point de presse, Priscilia Obiang porte-parole de la famille a fait le récit des conditions de l’arrestation et de la détention de son père, le Capitaine de frégate Christian Remanda Ndinga avant d’interpeller le Président de la République pour sa libération. 

Le 13 septembre 2016 alors qu’il est en arrêt maladie depuis quelque jours, il fait l’objet d’une première interpellation par le secrétariat général de la défense. « Il est ensuite conduit dans les services de la contre ingérence et de la sécurité militaire. Sa femme a été appelée pour le récupérer et le ramener le lendemain à 10 heures. ( Nous sommes le 14 septembre  NDLR) ».

Dans la nuit du 16 au 17 septembre, soit trois jours après sa première interpellation, le Capitaine de frégate Christian Remanda Ndinga a été admis aux urgences par les agents du B2 à l’hôpital d’instruction des forces armées dit hôpital militaire, pour affection médicale. Ce fut un calvaire pour le militaire. Sa fille aînée précise qu’il a été hospitalisé dans un vestiaire. « Un endroit où le personnel de santé se change » précise-t-elle.

Après deux jours de calvaire dans ce débarras, poursuit-elle, « il est ensuite admis en hospitalisation au service interne le 19 septembre 2016. Le 21 septembre 2016, après deux jours d’hospitalisation, Capitaine de frégate Christian Remanda Ndinga est autorisé à sortir pour un repos médicale fixé à 10 jours par le médecin ». Comme en atteste le compte rendu d’hospitalisation lu par sa fille et brandit au cours du point de presse.

Alors qu’il bénéficie d’un repos médicale qui courait jusqu’au premier octobre 2016, le 25 septembre 2016, le secrétariat général est venu interpeller le Capitaine de frégate Christian Remanda Ndinga à 21 heures  devant plusieurs membres de sa famille. Précisant que cette interpellation relevait de la signature de documents au B2 pour sa libération totale. C’est fort de cet engagement qu’accompagné de son épouse, l’officier des forces armées s’est rendu dans les services de la contre-ingérence. Pour le couple, il ne s’agissait que d’une formalité administrative. Sauf qu’en réalité, ce fut « le moyen de le ramener au B2 pour le détenir une seconde fois » confie sa fille.

Reconnaissant que le Capitaine de frégate Christian Remanda Ndinga a signé un procès-verbal dont le contenu n’a pas été révélé, sa famille précise que « le secrétariat général a reconnu que le dossier était du ressort du président de la République ».

Ainsi, la famille a sollicité  la bonne volonté d’Ali Bongo Ondimba afin qu’il puisse  lever les charges imputées au Capitaine de frégate et sa libération dans les meilleurs délais. « Monsieur le président nous en appelons à votre haute bienveillance pour une demande d’audience », a conclu la porte parole de la famille, sa fille aînée Priscilia Obiang.

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