Des barrières électriques pour juguler les conflits « homme-faune »

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Le conflit Homme-Faune est une problématique nationale qui perturbe, progressivement, la quiétude des communautés et des acteurs économiques dans les zones rurales. Dans le souci de le résorber durablement, un projet baptisé “Fils et Faune”  a été initié par l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).

Instauré par l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), le projet “Fils-Faune” est inspiré d’une expérience kenyane. Il vient ainsi en appui à l’expérience des cartouches de piments et la pose des barrières à sangles qui n’ont pas été très efficaces contre les dégâts faits par les animaux notamment les éléphants dans les plantations des habitants de certaines localités.

Il s’agit concrètement de l’implantation de poteaux de 90 cm de haut équipés de deux rangs de fils de fer électrifiés de 7 à 8000 volts pour repousser les assauts des éléphants sans pour autant les blesser. Cette méthode est jusqu’à ce moment, l’unique technique efficace contre l’intrusion des pachydermes dans les champs.

«Les nouvelles barrières que nous venons de placer vont dans le cadre du souci du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba de répondre aux des populations rurales », a déclaré Flore Mistoul, ministre de la Protection de l’environnement et des Ressources naturelles, de la Forêt et de la Mer. Pour Lee White, Secrétaire Exécutif de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux, par contre, «ces barrières permettront de juguler le conflit homme faune de façon pérenne et viable. D’autant jusqu’à ce jour, aucun éléphant n’a encore réussi à déjouer cette technique ».

Le projet “Fils et Faune” vise à installer des barrières électriques sur un linéaire de plus ou moins 5 km dans 10 sites identifiés de la province de l’Ogooué-Ivindo, mais aussi dans celles du Haut-Ogooué, de la Ngounié, de la Nyanga et de l’Estuaire. Les sites pilotes retenus sont la Moupia dans le Haut-Ogooué, Andock/Etakanyabe et Kazamabika dans l’Ogooué-Ivindo.

Les populations de certaines localités dont les revenus provenaient essentiellement de la vente de produits agricoles seront soulagés de voir ces mesures effectives et pourront ainsi revivre de leurs activités sans craindre que les animaux ne saccagent leurs travaux.

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