Crise post-électorale : les mises en garde du gouvernement

0

La Ministre d’État, Ministre de la Justice et des Droits humains, garde des Sceaux, Denise Mekam’ne, le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, le Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation, de la Sécurité et de l’Hygiène publiques, Pacôme Moubelet Boubeya, et le Ministre de la Défense nationale, Mathias Otounga Ossibadjouo ont réuni les médias gabonais et internationaux au ministère de l’Intérieur sis à l’immeuble Delta Postal à Akanda pour une conférence de presse conjointe sur la crise post-électorale.

Il convient de noter que la conférence de presse conjointe de ces memebres du gouvernement par ailleurs acteur technique du processus éléctoral intervient 48 heures avant que la Cour constitutionelle ne vide sa saisine.

Le ministre de la Communication a d’entré de jeu rappelé la volonté du président sortant de dialoguer avec les candidats. « Le Chef de l’État est prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle, y compris M. Ping, afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort sous prétexte d’une revendication démocratique dont les mécanismes de résolution sont prévus par la loi et connus de tous», « cette volonté d’engager un dialogue républicain n’est pas nouvelle », a-t-ajouté.

pacôme Moubelet Boubeya, prenant la parole à son tour a prévenu : « Tous ceux qui veulent la violence ne feront face qu’à la stricte application de la loi ». Toutes les dispositions jugées nécessaires sont prises, du renforcement des contrôles à la protection des commerces, en passant par la sécurisation des institutions et des établissements scolaires. « Nous invitons chacun à éviter de participer à des attroupements publics et à continuer de cultiver la quiétude et la paix » a-t-il martelé.

Le Ministre de l’Intérieur a affirmé détenir des éléments probants et documentés attestant d’une volonté de planifier des actions violentes sous-tendues par des moyens humains, matériels et financiers importants, prenant en exemple « l’arrivée récente de Gabonais de l’étranger, transport d’étudiants, individus masqués derrière des noms de code, concentration identifiée de matériels».

« Je ne peux pas croire, a martelé le Ministre de l’Intérieur, que l’action politique porte à la destruction et au désordre. Ceux qui inspirent ou commandent de telles choses doivent savoir qu’ils ne sont, au bout du compte, que des justiciables qui devront répondre de leurs actions. Il n’est pas question qu’un seul Gabonais tombe à nouveau. Qu’ils sachent que ce ne sera pas acceptable ». A-t-il conclu.

Le Ministre de la Défense nationale quant à lui a indiqué avoir constaté « une tentative de mise en place d’un processus insurrectionnel de type militaire ». Comme pour justifier les repressions à venir, il ajoute « Nous devons agir pour protéger la Nation et nos institutions choisies par le peuple, a insisté M. Otounga Ossibadjouo. Le Gabon est un état démocratique, doté d’institutions démocratiques. Notre rôle est d’assurer la paix et la sécurité de chacun partout et tout le temps. »

A son tour, la Ministre de la Justice à fait un rappel concernant, le trouble à l’ordre public, la destruction de biens d’autrui, l’association de malfaiteurs, étaient qui sont des infrcations punis par la loi. « Nous mettrons tout en œuvre pour que les dispositions légales soient respectées », a-t-elle précisant avant de conclure « La paix est une valeur civilisatrice. La ligne rouge à ne pas franchir, c’est tout simplement la loi. »

Laisser un commentaire