Crise post-électorale : ces hommes encagoulés qui sèment la terreur

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Qui sont-ils en réalité ? D’où viennent-ils ? Quelle est leur mission ?

Ces questions, la population entière de Libreville se les pose, la voix tremblante, apeurée par la présence d’hommes atterrants et dantesques, visibles depuis le début de la crise post-électorale à Libreville. Ces hommes, ce sont ces pseudo-militaires, en tenue noire, sombre, cagoulés et dotés d’un arsenal répressif lourd : fusil à pompe, Kalachinikov, arme de poing, arme létale, etc.

Ils sillonnent la ville dans des Pick-up blancs, certains sans plaques d’immatriculation, d’autres dans des véhicules aux immatriculations privées. Une incohérence intrigante, alors que nous savons tous que les véhicules des forces de l’ordre sont immatriculés “139”. Armes en main, pointées à la population, ils provoquent l’effroi et sèment la peur chez les habitants de Libreville. Que cherchent-ils en réalité ?

Leur présence intrigue, ce d’autant plus que les forces de l’ordre gabonaises sont facilement identifiables. Qu’il s’agisse de la Gendarmerie Nationale (GN), de la Police Nationale ou encore de l’armée. A contrario, les hommes des pick-up  blancs sont tous en camouflés noirs, n’ayant aucune indication, aucun insigne, aucun élément identifiable sur leurs tenues comme l’unité spéciale pour prendre exemple. Quel est donc ce corps militaire étranger de la population gabonaise, qui circule dans des véhicules immatriculés au civil ?

“Autant je suis calme quand je vois les gendarmes passer à visage découvert, autant je suis effrayé quand les véhicules de ces hommes camouflés, cagoulés passent à côté de moi”, nous livrait un habitant de Libreville.

Les hommes de l’effroi inquiètent, angoissent. Certains sont très précis, pour eux, il s’agit des milices, des mercenaires étrangers du régime, recrutés pour mater la rébellion. “Ces hommes sont des mercenaires, ils sèment la mort partout dans Libreville la nuit tombée. Ils abattent les populations et font disparaître les corps. Ils seraient logés à la résidence Oyo en ville”, ajoute un Librevillois qui a requis l’anonymat.

Autant d’indices particulièrement préoccupants qui sont de nature à émettre des doutes sur la légalité et la légitimité de ce corps, à l’évidence, craint des Gabonais.

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