Crise dans l’éducation : le silence complice des parents d’élèves

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Alors que le déroulement effective de l’année académique 2016-2017 semble de plus en plus incertain, à cause des mouvements de revendication lancés depuis plusieurs semaines par les syndicats de l’éducation nationale,  l’opinion se questionne sur les raisons du silence dans lequel s’est muré la fédération nationale des associations des parents d’élèves depuis le début de cette crise.

Au fur et à mesure que les semaines passe, la crise que traverse le secteur éducation semble s’enliser.  Avec d’une part des syndicats qui n’attendent pas lâcher prise jusqu’à satisfaction des points inscrit dans leur cahier de charges, notamment, le paiement de la prime d’incitation à la performance (PIP) du deuxième trimestre 2015, le paiement des rappels, l’organisation du concours interne d’entrée à l’École normale supérieur (ENS), le paiement des cas d’omissions de la PIFE 2015, la restitution des bons de caisse séquestrés depuis mars 2015, l’annulation des affectations arbitraires (cas du Bureau Provincial de la Nyanga), la suppression du double flux, et avec la crise qui a secoué le pays après l’élection présidentielle du 27 août dernier.

En plus, les syndicats demandent désormais le retour à un climat sécuritaire adéquat, ainsi que la libération des compatriotes incarcérés depuis des mois du fait de leurs opinions. Et de l’autre côté, nous avons un gouvernement qui peine à répondre aux attentes légitime des enseignants, préférant se complaire soit dans un mutisme irrévérencieux, soit dans des réunions qui généralement accouche d’une souris.  

Pour rappel, les revendications des syndicats n’ont jamais trouvé des solutions durable depuis une vingtaine d’année. A chaque rentrée scolaire, les mêmes problèmes sont mis sur la table, mais rien est fait par le ministère de tutelle, qui se contente parfois de faire des promesses qui au final ne sont jamais tenue, et comme une grande roue de manège, le cycle des grèves recommence encore et encore, provoquant in fine, un malaise profond dans le système éducatif du pays.

Par ailleurs, ces deux acteurs ne sont pas les seuls, l’opinion semble oublier un acteur majeur et non des moindres, la Fédération nationale des associations des parents d’élèves, qui depuis des années se mure dans un silence assourdissant. Il est incompréhensible que cette organisation ne soit jamais monté au créneau pour défendre le droit de leurs enfants à l’éducation, un droit universellement reconnus par les Nations-Unies.  

René Mezui-Menie, le président de cette fédération représentant les parents d’élèves, semble se faire désirer pour une prise de parole ferme quant à la situation incertaine vécue par les enfants, ou peut-être, attend t-il que ce soit ces derniers qui investissent la rue comme il y a quelques mois pour revendiquer leur droit à l’éducation, avec comme risque de se faire matraquer par les forces de l’ordre qui sont actuellement à fleur de peau à cause de la suppression de leur prime exceptionnelle. Il convient de dire que, cette étape qui semble se profiler doit être évitée, pour la sécurité de nos enfants, mais aussi pour leur avenir, les parents doivent enfin prendre leur responsabilité.  

©Crédit photo Gabonreview

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