Crise dans l’éducation : La Conasysed n’en démord pas

0

Comme à l’accoutumée depuis bientôt trois semaines, la Convention nationale des syndicats du secteur  de l’éducation (Conasysed) a tenu son assemblée générale ce samedi 26 novembre, à Awendjé dans le 4ème arrondissement de Libreville. Faisant constater à ses membres le non avancement de ses points de revendication, elle a décidé de la poursuite de la grève générale illimité lancé le samedi 19 novembre dernier.  

A l’entame de cette rencontre avec la base, Louis Patrick Mombo, président du Syndicat de l’éducation nationale (SENA), et par ailleurs secrétaire administratif de la Conasysed a fait l’économie de la réunion qui s’est tenue le 23 novembre dernier avec le ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou.

A ce propos, il a révélé que sur l’ensemble des points inscrits dans leur cahier de charges, seule la question du « réexamen  des lieux d’affectation arbitraires des membres des bureaux provinciaux  de la Conasysed dans la Nyanga, la Ngounie et le moyen Ogooué » a été abordé. Au cours de cette réunion, le ministre de l’Education nationale a en outre,  annoncé le recrutement entre 2014 et 2015 de 3000 enseignants dont 990 au secondaire, 1750 au pré-primaire et primaire, et 350 dossiers pré-primaire litigieux. Une annonce qui contraste avec la réalité sur le terrain qui peine à être solutionner.

Revenant sur les autres points, notamment le paiement de la prime d’incitation à la performance (PIP) du deuxième trimestre 2015, le paiement des rappels, le paiement des cas d’omissions de la  PIFE 2015, la restitution des bons de caisse séquestrés depuis mars 2015, l’harmonisation des coefficients  et la  suppression du double flux, ceux-ci seront rédiscutés à la réunion du vendredi 25 novembre.  Ils n’ont pas pu trouver d’issue favorable. La rencontre  ne s’étant malheureusement plus tenue, démontrant à suffisance la non prise en considération par le gouvernement des enseignants décrit la Conasysed.

De ce fait, constatant le mépris affiché par le gouvernement, qui semble ne pas se soucier de la grave crise que traverse le secteur de l’éducation et au-delà compromet l’avenir des apprenants, la Conasysed, a voté à l’unanimité la poursuite de la grève générale illimité, jusqu’à satisfaction de tous les points inscrits dans leur cahier de charge. Elle a par ailleurs précisé que les chargés de cours n’exerceront plus de service minimum.       

Laisser un commentaire