Contentieux foncier : les populations de Marseille 2 menacées d’expulsion par Kabi BTP

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Les populations de Marseille 2, un quartier du deuxième arrondissement de la commune d’Akanda (nord de Libreville) sont menacés d’expulsion par une entreprise de la place dénommée Kabi BTP.

C’est au cours d’un point de presse tenu le samedi 06 août courant que le président du Collectif constitué pour la circonstance, Christian Mihindou a fait part des pressions qu’ils subissent.

Depuis plusieurs années les populations du 1er arrondissement de la commune d’Akanda vivent un stress permanent à cause des menaces d’expulsion dont elles sont sujettes”. Pressions qui trouvent leur origine dans la volonté de les exproprier. “ C’est l’administration en charge de l’habitat représentée par le directeur général de l’habitat et François Auguste Akomezogho directeur général de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographique et du cadastre (ANUTTC), associée Jean Jérome Feliciaggi administrateur de la société Kabi BTP qui sont à l’origine de nos insomnies ” affirme-t-il.

Les menaces de déguerpissement sont réelles au regard de la sommation d’arrêter les travaux et de libérer les lieux brandie par le secrétaire général du Collectif des habitants de Marseille 2, Cédric Moussavou Boussaba. Laquelle datée du 10 juin 2016 et établie par exploit de Maître Minko Mi Abo, huissier de justice qui fait mention de ce que “ la société Kabi BTP SA, dont le siège est à Libreville (…) agissant en vertu du titre foncier n°19869 du 5/10/2015 et du plan de bornage ANNUTTC du 17/03/2015 (…)” serait ainsi, le propriétaire de la section YE8. Or, confie Cédric Moussavou Boussaba : “ le plan de situation de Kabi promotion comme l’indique le document de l’ANUTTC est sur la section YE7 et Marseille 2 là où nous nous trouvons est sur la section YE8 ”.

Une attitude qui n’est pas du goût des  “ marseillais “ surtout que  dernièrement affirme le président du collectif des habitants “ la société Kabi BTP a obtenue un titre foncier alors qu’aucun habitant n’a été informé de la procédure engagée”, il ajoute que  “ l’égalité de chance si chère au président de la république passe également par un toit pour tous ”.

A la lecture de certains documents fournis par le collectif l’on s’aperçoit que des dossiers référencé par l’ANUTTC et reçu en 2014 sont brandis. “ Comment peut-on délivrer un titre foncier en 2015 sur des terres sur lesquelles vivent des populations depuis plus de 50 ans, mieux, sur des terres sur lesquels les dossiers d’attribution sont en cours ?” se questionne Cédric Moussavou Boussaba.

En définitive, ce sont près de 100 familles qui sont sont sous le coup d’une expropriation dont les tenants et les aboutissant sont floues. En attendant, les habitants, restent en attente d’un arbitrage des plus hautes autorités du pays.

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