Centrales hydroélectriques : Ngoulmendjim et Dibwangui bientôt en construction

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Dans le cadre de la stratégie de diversification de son économie, le gouvernement gabonais a signé le 21 octobre dernier une convention de concession avec le Fond gabonais d’investissement stratégique (FGIS) et le groupe Eranove pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation des centrales hydroélectriques de Ngoulmendjim et de Dibwangui.

C’est réunis autour du ministre d’Etat de l’Eau et de l’Energie, Guy Bertrand Mapangou, accompagné de son collègue de l’Economie, de la prospective et de la programmation du développement, Régis Immongault, que le gouvernement a procédé à la signature d’une convention de concession pour la construction de deux centrales hydroélectrique, notamment celle de Ngoulmendjim, d’une puissance installée estimée à 73 MW (mégawatts), avec un productible annuel estimé de 500 GWh » qui sera  située à 125 km de Libreville, sur le fleuve Kango et celle de Dibwangui, qui sera installée sur la rivière Louétsi, d’une puissance estimée à 15 MW avec une productivité annuelle estimée à 90 GWh, elle sera située au sud-ouest du pays à 152 kilomètre de Mouila, capitale provinciale de la Ngounié.

La mise en œuvre de ces projets s’est faite avec le partenariat du Fond gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), et du groupe Eranove spécialisé dans la production d’électricité et d’eau potable ainsi que dans la gestion de services publics.

Guy Bertrand Mapangou s’est dit satisfait de l’aboutissement de ces projets qui « contribuent à répondre à la volonté du gouvernement gabonais de sécuriser l’offre énergétique dans les grands centres urbains et périurbains du pays et d’accroître la part de l’hydroélectrique dans son mix énergétique » a-t-il précisé.

À la suite du ministre d’Etat de l’Eau et de l’Energie, l’Administrateur directeur générale du FGIS, Thierry Mickoto a tenu à rappeler que la construction de ces centrales hydroélectrique « s’inscrivent dans le cadre de la vision 2020 Gabon émergent dont l’objectif est de couvrir l’ensemble des besoins énergétiques du Réseau Interconnecté de Libreville et ses environs ». En outre, le Directeur général du groupe Eranove, Marc Albérola, s’est félicité de ce partenariat entre le groupe qu’il dirige et le gouvernement gabonais. Il a précisé que « ces deux ouvrages permettront au Gabon à la fois de mieux exploiter son immense potentiel hydroélectrique et de mieux satisfaire ses besoins en énergie ».

Les populations qui ont encore en mémoire les promesses de construction de deux centrales hydroélectriques dans la Ngounié et le Woleu-Ntem, dont les travaux avaient été lancés avant d’être laissés au point mort jusqu’à ce jour, restent pessimistes quant à l’effectivité de la réalisation de ce projet. Pour rappel, il était question de la construction d’une part, de la centrale hydroélectrique des chutes de l’impératrice Eugénie, dans la Ngounié, d’une puissance de 88 MW. Elle était destinée à alimenter en énergie les principaux pôles industriels et les localités situées sur l’axe Fougamou-Lambaréné-Libreville. D’autre part, la centrale hydroélectrique de Fe2 à Mitzic qui devait fournir 36 MW aux principales localités de la province du Woleu-Ntem.

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