Caravane Littéraire UDEG : «Silences de la Contestation» à l’honneur de la 3ème étape

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La troisième étape de la Caravane littéraire de l’Union des écrivains gabonais (UDEG), s’est posée, ce jeudi 16 février au Collège privé Capitaine Charles N’tchoréré, dans le 2e arrondissement de Libreville. L’oeuvre du jeune poète Benicien Bouschedy, «Silences de la Contestation», à l’honneur, a été présentée aux élèves des classes de Terminale et au public venu nombreux pour la circonstance.

Mathieu Hallnaut Engouang, écrivain, conférencier et professeur de français à Immaculée Conception, a entamé le débat sur la présentation officielle de «Silences de la Contestation», poème de plus de 3000 vers qui composent les 123 pages tissés par le poète Benicien Bouschedy, paru à la Doxa Éditions en mai 2016.

Le conférencier a expliqué qu’il était nécessaire de  «valoriser la littérature gabonaise aux quatre coins du pays afin que les textes gabonais et leurs auteurs soient connus du grand public pour que nul n’ignore notre identité littéraire». Ceci, avant d’entretenir les élèves, les enseignants et les amoureux de la littérature venus nombreux assister à cet événement culturel, au cours duquel, la richesse des thématiques et l’esthétique du texte ont été abordées. Pour lui, «la littérature gabonaise devra compter sur cette génération d’auteurs et de textes qui défendent les valeurs de l’humanité». Il a en outre insisté sur la nécessaire de  «valoriser la littérature gabonaise aux quatre coins du pays afin que les textes gabonais et leurs auteurs soient connus du grand public afin que nul n’ignore notre identité littéraire».

Prenant la parole à son tour, Benicien Bouschedy n’a pas manqué de souligner l’importance de son engagement, «écrire pour dénoncer, dévoiler le malaise qui étrangle l’humanité, le génocide démocratique qui prive l’Afrique d’honneur, le silence complice ou coupable de l’homme qui accepte de se morfondre dans le silence au lieu de se révolter»;  a-t-il. Car ne rien dire c’est être complice des turpitudes de notre société a-t-il laissé transparaître. D’après lui, c’est l’essence même de Silences de la Contestation «une œuvre qui pousse non pas à la rébellion, mais à la révolte. Une révolte qui va de la prise de conscience de soi dans une humanité où les injustices et la dégradation de la valeur humaine se posent comme équations tuées par des dirigeants-mercenaires, à la revendication des valeurs qui devraient être partagées comme essence même de notre existence en tant qu’êtres logiquement constitués».

Organisée à l’endroit des élèves, cet événement coordonné par madame Gnoundou, responsable du Département de français et monsieur Makaya, proviseur de l’établissement et écrivain s’est clôt  par un don de livres de l’UDEG à la bibliothèque du Collège Capitaine Charles N’tchoréré. Espérons que cette caravane poursuivra son chemin même à l’intérieur du pays pour mieux valoriser notre littérature gabonaise et ses hommes.

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