Bruno Ngoussi : l’acharnement de trop?

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Depuis l’avènement de la crise post-électorale au Gabon, plus aucun Gabonais ne se sent en sécurité.

C’est en tout cas un sentiment partagé par les patrons des médias privés proches de l’opposition qui subissent des actes de vandalisme organisés. RTN (Radio et Télévision Nazareth), la chaîne de télévision de Georges Bruno Ngoussi, a reçu la visite de plusieurs hommes armés la semaine dernière. Tout a commencé le 28 août dernier. Au moment où la chaîne annonçait les tendances des résultats du scrutin du 27 août, des personnes non identifiées ont tenté de saccager le transformateur SEEG qui l’alimente en électricité. Les ravisseurs ont d’ailleurs réussi à couper le signal de RTN, les obligeant à utiliser un groupe électrogène. Ce n’était alors que les prémices d’une semaine noire pour la chaîne qui allait vivre un véritable cauchemar.

RTN attaquée par des hommes armés et encagoulés

Du 28 au 30 août, RTN et d’autres chaînes privées diffusaient les résultats provisoires province par province. La chaîne du Révérend pasteur de l’Eglise de Nazareth du Gabon décide d’organiser une nuit électorale en direct le 31 août, jour de la proclamation officielle des résultats.

En matinée, le patron de RTN déjoue un enlèvement grâce à des indiscrétions qui lui mettent la puce à l’oreille sur un éventuel kidnapping prévue contre lui. La nuit du 31 août, la chaîne est attaquée par des hommes armés et encagoulés. « Nous avons reçu deux véhicules pleins de militaires cagoulés qui ont attachés les agents, ils ont calciné les véhicules dans la cours, et ensuite ils ont incendié l’étage où se trouvait mon bureau. Ils ont aussi détruit le matériel », confiait Georges Bruno Ngoussi au journal Moutouki.

Sauver le soldat Ngoussi 

Le président directeur général (PDG) de RTN et Révérend pasteur de l’Eglise de Nazareth du Gabon, en homme averti avait pressentie cette menace. Lui qui avait ouvertement soutenu la candidature unique de l’opposition en assistant à tous leurs meetings, savait qu’il ne serait pas épargné. Mais au nom de quoi et par qui ? Là est toute la question. Georges Bruno Ngoussi tiens à apporter une précision : « On peut appeler ma démarche soutien au candidat Jean Ping, mais moi je suis quelqu’un qui se met du côté du peuple. Je suis pour le peuple, et le candidat Jean Ping était celui du peuple donc je pense que ce sont des représailles et jusqu’à présent, je suis en insécurité. »

En revanche, lorsque le Révérend pasteur entreprend de s’adresser aux autorités compétentes, principalement au commissariat de police d’Akanda, c’est Madame Sylvie Nzamba qui le rassure en lui affirmant qu’elle veillerait à sa sécurité.  Mais lorsqu’il a fallu agir : « Elle nous a affirmé qu’elle ne pouvait pas envoyer des troupes fautes de moyens roulants », a déclaré Georges Bruno Ngoussi. A l’heure où nous mettions sous presse, le PDG de RTN vit dans une inquiétude totale car ne sachant pas exactement qui en a après lui.

Qui en veut à Georges Bruno Ngoussi et pourquoi les autorités compétentes (police) ne répondent-elles pas à sa demande de protection ?

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