Arrestation de Pascal Oyougou : une réponse à la sortie du collectif les altogovéens libres?

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Le membre du collectif les altogovéens libres regroupant des ressortissants de la province du Haut Ogoouée, Pascal Oyougou s’est exprimé à propos de son interpellation le dimanche 24 juillet dernier.

C’est à travers une interview réalisée par nos confrères du site d’actualité en ligne Gabonews que Pascal Oyougou a tenu à relater le déroulement de son interpellation par les forces de sécurité dimanche dernier. En effet, alors qu’il sortait du culte dominical à l’église apostolique du Gabon et s’apprêtait à regagner son véhicule stationné en face du lieu de culte, il a constaté des mouvements suspects autour « à distance, j’aperçois qu’il y a quelqu’un sous mon véhicule, je me suis pose des questions, est-ce que ce sont des enfants qui jouent ? Ce qui est dangereux ! Où est-ce que c’est un fou, ou est-ce que c’est un garagiste ? » Dit-il.

C’est en se rapprochant pour s’enquérir de la situation que l’individu caché sous le véhicule, qui était accompagné de quatre autres personnes, lui aurait signifié qu’ils étaient des agents de la Gendarmerie nationale. En interrogeant les agents sur la raison de leur présence, Pascal Oyougou rapporte que les agents des forces de l’ordre lui auraient expliqué que : « oui, nous avons vu des jeunes qui tournaient autour et qui tentaient d’ouvrir le véhicule, et on les a poursuivi, et puis ils ont caché quelque chose sous le véhicule, ce quelque chose a été retrouve, c’est de la drogue ».

Une découverte qui aurait motivé ces agents en civil à le conduire à la direction générale de recherche (DGR) pour être entendu sur procès verbale, une situation que monsieur Oyougou aurait trouvé étonnante alors que l’objet ne se trouvait nullement dans son véhicule. Fait rocambolesque également, les gendarmes lui auraient intimé l’ordre de ne pas contacter tout d’abord sa famille et ensuite dans les locaux de la DGR, ils se seraient opposé à ce qu’il contacte son avocat, c’est ce dernier par ailleurs qui lui aurait conseillé de répondre aux questions des agents sans crainte puisque au vue des faits rien ne lui était reproché. Après son audition Pascal Oyoubou signale : «  j’ai demandé si je pouvais signer le PV, l’agent m’a répondu qu’il n’y a pas d’encre, mais s’il n’y a pas d’encre qu’est-ce qu’on fait ? lui ai-je dit. Non Monsieur, vous allez partir et puis le lendemain, on va se voir m’a-t-il répondu ».

C’est en se rendant dans la matinée du lundi 24 juillet que l’un des responsables de la DGR se serait étonné de la situation vécue par Pascal Oyougou alors que rien ne justifiait son interpellation. Une histoire invraisemblable, mais qui suscite tout de même des interrogations au sein de l’opinion au vu de la vague d’arrestation d’opposants ces dernières semaines.

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