Après le Burundi, l’Afrique du Sud se retire de la CPI

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Selon des informations relayées sur les antennes de SABC News le mercredi 19 octobre dernier, l’Afrique du Sud projette de se retirer de la Cour pénale Internationale, elle a envoyé pour l’occasion une lettre au Secrétaire générale des Nations Unies, Ban Ki-Moon, pour le notifier de cette décision.

Après le retrait du Burundi le 18 octobre dernier, le tour revient à l’Afrique du Sud d’annoncer également son intention de se retirer du statut de Rome, qui est le traité international instituant la  Cour pénale internationale (CPI). En effet, c’est dans une correspondance signé de son ministre des Relations internationales, Maite Nkoana-Mashabane,  à l’endroit du secrétaire générale de l’ONU, que la nation arc en ciel annoncé son intention de quitter la CPI, elle passe ainsi de la parole à l’acte après avoir menacé l’année dernière de se retirer.

Raison évoquée par le gouvernement de Pretoria, « ses obligations au regard de la résolution pacifique des conflits étaient parfois incompatibles avec l’interprétation donnée » par la CPI, peut-on lire dans la lettre. En outre, le pays avait déjà évoqué son intention, notamment après la visite du président soudanais Omar el-Béchir en Juin 2015, alors que celui-ci était  inculpé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide dans le conflit au Darfour, et qu’un tribunal de Pretoria avait interdit au Soudanais de quitter le territoire sud-africain, le président Sud-africain, Jacob Zuma avait ignoré délibérément cette décision.

Par ailleurs, le retrait de l’Afrique du Sud n’est que la résultante du désamour observé par certains dirigeants Africains envers la juridiction internationale. Certains Chefs d’État accusent cette dernière de néocolonialisme et d’impartialité. Du reste, lors du 26ème sommet de l’Union Africaine en janvier dernier, la proposition kényane (pays dont le président Uhuru Kenyatta est confronté à une procédure devant la juridiction, NDLR), de mise en place d’une « feuille de route pour un retrait de la CPI » avait été adoptée par les pays signataires du statut à l’exception de la Côte d’Ivoire et du Sénégal qui avaient émis des réserves.

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