Appel au dialogue national d’Ali Bongo : le niet du Rassemblement Héritage et Modernité

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Le Rassemblement Héritage et Modernité (RHM) était  face à la presse nationale et internationale ce mardi 8 octobre pour l’entretenir sur l’actualité brûlante de l’heure. Cette rencontre avec les hommes des médias portait notamment sur l’appel au dialogue national annoncé  par Ali Bongo Ondimba, la situation socio-politique du pays et plus particulièrement dans « le monde scolaire et universitaire », ainsi que la récente interpellation des journalistes des Echos du Nord et de Faits Divers.

Cette déclaration lu par le président de cette formation politique, Alexandre Barro Chambrier, devant plusieurs personnalités politiques, en l’occurrence, Paul Marie Gondjout, Philibert Andzembe, Radegonde Djeno, Chantal Myboto Gondjout, portait tout d’abord sur la main tendue d’Ali Bongo pour la tenue d’un dialogue national. A ce propos, le président du Rassemblement héritage et modernité a rappelé que ce dialogue ne pouvait pas être convoqué par Ali Bongo, ce dernier ne pouvant pas se prévaloir de la légitimité des urnes, observant entre autre que « le climat de répression jamais égalé qui s’abat dans le pays, avec des arrestations arbitraires, des emprisonnements, des tortures et des assassinats de nombreux compatriotes. », n’était pas gage de dialogue et d’apaisement comme le pouvoir semble le faire croire.

Profitant de cette occasion, Alexandre Barro Chambrier a exigé « la libération immédiate et sans conditions de notre compatriote Bertrand ZIBI ABEGHE et de tous les autres injustement incarcérés », réaffirmant « son engagement aux côtés de Jean PING, le Président élu par les gabonais » pour lequel son parti s’est dit disposé à participer au dialogue qu’il suggère.

Abordant par la suite la situation que traverse « le monde scolaire et universitaire », le Rassemblement héritage et modernité, a déploré que rien jusqu’à présent ne laisse entrevoir une reprise effective des cours. Pour illustrer l’état de déliquescence du système scolaire au Gabon, ils ont évoqués la situation de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), de l’Université Omar Bongo et à l’Université des Sciences de la Santé de Libreville qui nécessite selon eux un « véritable plan d’urgence pour redonner à ces institutions leur lustre d’antan. »

Par ailleurs, Alexandre Barro chambrier, qui était entouré par certains responsables du Bureau politique de RHM, en l’occurrence Michel Menga, Vincent Gondjout, Pascal Oyougou , a condamné l’arrestation des journalistes  d’Echos du Nord et Faits divers, « au mépris de toutes règles de droit, des journalistes et autres personnels de ces organes de presse ont été emmenés sans ménagements et torturés à la Direction Générale de la Documentation et de l’Immigration. » a-t-il révélé.

Pour conclure son intervention il a rappelé que « La solution requiert que les gabonais s’unissent autour du Président élu Jean PING  dont la légitimité est une garantie nécessaire pour la mise en œuvre rapide d’un plan de sortie de crise. »

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