A la veille de l’élection, l’équipe de Jean Ping s’insurge contre les mesures de la Cour constitutionnelle

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Dans un communiqué rendu public via les réseaux sociaux par la Coordination nationale de campagne de Jean Ping. Ce dernier s’indigne de la décision de la Cour constitutionnelle visant à assouplir certaines dispositions de la loi électorale, afin de permettre au plus grand nombre de citoyens de prendre part au scrutin. Une sortie qui n’est fondé sur aucune base légale et qui offusque légitimement les pro Jean Ping.

Au titre des récriminations faites à la Cour, l’autorisation, aux agents des forces de défense et de sécurité de voter « en dehors des centres dans lesquels ils sont régulièrement inscrit. Et l’ouverture de liste additive pour eux », et cela, en violation flagrante de la législation en vigueur en matière électorale, car la Cour par cette décision s’immisce dans un champ de compétence qui n’est pas le sien, mais dévolu à la Commission nationale autonome et permanente (CENAP), permettant ainsi aux militaires de voter plusieurs fois dans différent centre de vote en s’ajoutant simplement sur plusieurs listes additives. Une situation qui pourrait sembler anodine, mais qui serait lourde de conséquences sur les résultats définitifs du scrutin.

Par ailleurs, ce communiqué de la coordination nationale de campagne de l’ancien président de la commission de l’Union africaine dénonce également l’illégalité de la décision prise de manière exceptionnelle autorisant aux électeurs de voter avec leurs cartes de la caisse nationale d’assurance-maladie (CNAMGS), une telle mesure « viole gravement le code électoral, notamment l’article 54 de la loi 7/96 portant dispositions communes à toute les élections politique », ainsi la coordination s’insurge contre les manœuvres dilatoire et perfide de la Cour constitutionnelle, qui sans être saisi par l’assemblée plénière de la CENAP pour se prononcer effectivement sur ces questions, s’est arrogé des libertés qui a la veille du scrutin donne lieu à des suspicions dans l’opinion.

En conséquence, Jean Ping par l’intermédiaire de la coordination a appelé les scrutateurs et ses représentants à ne pas accepter l’ouverture des listes additives, mais aussi la présentation de la carte de la caisse nationale d’assurance-maladie comme pièces d’identification des électeurs.

« On ne pouvait s’attendre qu’à ça », nous précise un membre de la commission, lequel affirme ensuite : « Cette réaction vient au bon moment, car dans l’opinion certains se demandaient si la Cour était habilité à prendre de telle mesure à deux jours du scrutin, lorsqu’on sait que son rôle dans le processus électorale a toujours été décrié. La tour de pise ne cache plus son jeu» conclut-il. D’autres observateurs de la vie politique gabonais voient en cette manœuvre de la haute Cour un désir de faciliter la fraude par des votes massifs.

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